• Nuit du 4 août 1789

     

    Il y a 220 ans naissait beaucoup d’espoir !


    Le 4 août 1789, l’Assemblée Constituante abolissait les privilèges. Qu’en reste-t-il 220 ans plus tard ?

    Le niveau de vie de chacun a certes augmenté mais les inégalités demeurent et même s’accentuent.

    La faute à qui ? A nos gouvernants me direz-vous ! Oui sans doute mais qui a élu ces gouvernants ?

    Et puis comment nous comportons-nous à notre niveau ? Qui n’essaie pas de profiter de certains appuis ? Qui n’essaie pas de contourner la loi ? Qui accuse l’autre mais ne se remet jamais en cause lui-même ?

    Qui se rend compte que par rapport à l’immense majorité des êtres humains de notre planète, nous sommes des privilégiés. Même les chômeurs !

    La révolution n’aura plus lieu car chacun a trop de privilèges (oui des privilèges) à défendre !

    La crise me direz-vous ? Quelle crise ? Il n’est qu’à regarder sur les marchés, dans les grandes surfaces, dans les restaurants pour se demander de qui l’on se moque lorsqu’on nous rebat les oreilles avec la crise !

     Et bien sûr ne parlons pas de ces dirigeants de multinationales, de ces affairistes ou encore de ces sportifs milliardaires qui croquent la vie à belles dents  sans se soucier des laissés-pour-compte car il y en a et même dans notre beau pays !

    La crise aurait pu nous faire prendre conscience des grands dangers qui menacent notre planète et développer la solidarité et le sens du partage. Eh bien non ! La crise va être maîtrisée et nous retournons à la case départ.

    Pour que les hommes changent, il faut non pas une crise mais une catastrophe qui finira par arriver et dont seront victimes nos petits-enfants !

    Nous on s’en fout, tout va bien. Une seule chose nous préoccupe, gagner encore un peu plus, se battre pour obtenir quelques petits avantages.

    Que les autres crèvent dans l’hémisphère sud peu nous importe ! Mais que les Chinois se battent pour conquérir des marchés et viennent troubler notre douce quiétude, alors nous crions au scandale ! Décidément nous avons peu de mémoire pour oublier si vite nos comportements. Et sans même parler de l’exploitation coloniale !

     Alors au moins ayons la décence de la fermer au lieu de geindre à l’infini.

    Ou alors ayons le courage de faire la Révolution ? Mais elle risquerait sans doute de profiter une fois de plus aux bourges comme en 1789 !

     Vous allez me dire mais que devons-nous faire ? Eh bien tout simplement montrer l’exemple du partage à notre petit niveau déjà et puis ne pas craindre de critiquer nos responsables locaux qui eux aussi sont aussi très souvent des profiteurs.

    Et pour les plus solides, essayons d’être de petits Gandhi !


    Bonne fête du 4 août !

     


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